Du monde à la Gay pride, « et pas que des homos »

Coloré, festif, revendicatif: à Paris le cortège de la marche des
fiertés a cette année encore rassemblé des centaines de milliers de
personnes.

BARTHOLOMÉ GIRARD, Libération


Plus ou moins que les années
précédentes ? Difficile de jauger le nombre de personnes présentes lors
de la marche des fiertés LGBT (Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans) qui
s’est tenue dans les rues de Paris, ce samedi 27 juin dans
l’après-midi. Depuis une dizaine d’années, l’évènement rameute les
foules: entre 500.000 (selon la police) et 700.000 (selon les
organisateurs) personnes défilent. «Qu’il y ait plus ou moins de présents, ce qui est sûr, c’est qu’il y a du monde. Et pas que des homos», s’enthousiasme Michel Rey, membre de SOS Homophobie.

Le
cortège de t-shirts roses de l’association, qui lutte contre les
violences faites aux personnes en fonction de leur homosexualité réelle
ou présumée, a défilé à pied, comme chaque année, entre deux chars
d’autres organisations. Slogans: «Les belles Italiennes c’est aussi
pour les lesbiennes! Le mariage, c’est pas que pour Sarko! Hétéros,
homos, droits égaux !»

En tout, 80 associations, partis politiques et syndicats ont animé
les rues de la capitale, en partant de Montparnasse à 14 heures pour
arriver à Bastille, en passant par Port-Royal, le boulevard
Saint-Michel et le pont de Sully, où l’«octroi» (une quête de dons pour
le financement de l’évènement) est faite.

Dying géant

Depuis que la marche existe, elle vibre des couleurs de ses participants: costumes, maquillages, performances… «Le but est que ce soit visible»,
témoigne à l’unisson un groupe d’hommes travestis en danseuses de
carnaval brésilien. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que le défilé
ne passe pas inaperçu: les badauds se serrent sur les trottoirs pour
admirer les chars qui essaiment leur musique et invitent à la danse.
Enfants, adultes, personnes âgées… des familles entières se
retrouvent pour participer à ce mouvement populaire.

La
dimension politique reste forte: de nombreux tracts pour rappeler que
l’égalité des droits n’est pas encore acquise sont distribués. Aussi
ludique que politique, la marche des fiertés LGBT 2009 et son cortège
multicolore sont un rare moment de reconnaissance des diversités, où
hétéros et homos défilent ensemble. Et donc loin de tout
communautarisme.

A 16h30, comme chaque année, les marcheurs ont
participé à un «dying» géant, s’allongeant trois minutes sur le macadam
brûlant pour rappeler que le Sida fait encore des ravages. Au-dessus,
un ciel sans nuage.

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